260828-Tofs à compresse sur SASNEXTE
Compression des photos du NAS SASNEXTE — étude de faisabilité
2026-08-28. Suite de la procédure Photos-Caesium (page 284), appliquée cette fois au stock photo du NAS. Copie de référence : Jux-scripts/Photos-Caesium/doc_bookstack_285.md.
En bref
C'est faisable, et le NAS est le bon endroit pour le faire — pas le PC à travers le VPN.
| Débit mesuré sur le NAS (Celeron J4025, 2 cœurs) | 1,55 Mo/s |
| Gain mesuré sur 300 photos réelles | -59,5 % |
| Stock JPEG concerné | 16 422 fichiers, 37,59 Go |
| Durée estimée du rattrapage complet | ~6,7 heures |
| Espace récupérable | ~22,4 Go |
| EXIF, GPS, dates, dimensions | préservés, vérifié sur les fichiers du NAS |
Une réserve bloquante avant tout déploiement : la majorité de ces photos n'a pas de copie hors du NAS. Voir « Points de vigilance ».
1. Rétablissement de l'accès SSH
Le NAS était joignable en SMB par le tunnel WireGuard (page 245) mais pas en SSH.
Cause réelle : le service SSH était désactivé et le port 22 fermé par les règles de sécurité DSM posées par Julien. Leur neutralisation a tout débloqué immédiatement.
Ce qui m'a égaré, et qu'il faut noter pour ne pas s'y reprendre : le port 22 répondait par une bannière SSH-2.0-OpenSSH_8.2, annonçait publickey,password et évaluait les identifiants avant de les rejeter par « Permission denied ». J'en ai conclu à tort que le service tournait et que le problème venait de l'autorisation — j'ai successivement soupçonné le groupe administrators, puis la vérification en deux étapes. Les deux hypothèses étaient fausses. Une bannière SSH qui répond ne prouve pas que l'accès soit ouvert sur ce NAS.
Diagnostics utiles conservés au passage :
| Test | Résultat | Enseignement |
|---|---|---|
smbclient -L //10.0.0.2 -N |
NT_STATUS_LOGON_FAILURE |
pas d'accès anonyme, le NAS est correctement fermé |
smbclient //10.0.0.2/NEXTE -U sas_nexte |
listing obtenu | le mot de passe documenté est valide |
ssh -o PreferredAuthentications=none |
publickey,password |
méthodes proposées, sans risquer d'échec comptabilisé |
Encodage du mot de passe : le § final ne survit pas au passage par Git Bash vers plink. Le contourner en construisant le mot de passe côté cible en octets explicites :
printf 'xAPIJU5108\xc2\xa7' > /tmp/pw
sshpass -f /tmp/pw ssh -o NumberOfPasswordPrompts=1 sas_nexte@10.0.0.2
-o NumberOfPasswordPrompts=1 est important : sans lui, un échec compte pour trois tentatives auprès du blocage automatique de DSM.
Le compte
uid=1026(SAS_NEXTE) gid=100(users) groups=100(users),101(administrators),1023(http)
Le compte Unix s'appelle SAS_NEXTE en majuscules, alors qu'on s'y connecte en sas_nexte. DSM est insensible à la casse à l'ouverture de session, mais le dossier personnel et le propriétaire des fichiers portent la forme majuscule. C'est à surveiller dans tout script.
Authentification par clé — non aboutie
Une paire ed25519 a été générée sur le PC (D:\SSH\nas_sasnexte, hors de l'arbre Syncthing, empreinte SHA256:4yK8Mxz5e9jmxSdIh6PT/Murip0pIpoFlA0MzDanB98) et la clé publique déposée par SMB dans \\10.0.0.2\home\.ssh\authorized_keys. Le fichier est bien arrivé, intact, 105 octets — mais l'authentification reste refusée.
Cause probable : le StrictModes d'OpenSSH, qui rejette un ~/.ssh ou un dossier personnel accessibles en écriture au groupe ou à tous, ce que Synology crée par défaut. Non résolu à ce jour ; on travaille au mot de passe en attendant. Correctif à tenter, en root :
H=$(getent passwd sas_nexte | cut -d: -f6)
chown -R SAS_NEXTE "$H/.ssh"; chmod 700 "$H/.ssh"; chmod 600 "$H/.ssh/authorized_keys"
Deux pièges DSM à connaître
scpéchoue —dest open: No such file or directory. DSM n'expose pas de sous-système SFTP, dont dépendscpmoderne. Transférer par un tube SSH :ssh nas 'cat > /chemin/cible' < fichier_local/tmpest monténoexec(tmpfs … rw,nosuid,nodev,noexec). Un binaire copié là est bien marqué exécutable mais refuse de démarrer avec « Permission denied ». Les exécutables doivent vivre sur/volume1, qui est en btrfs sansnoexec.
2. La machine
| Modèle | Synology DS220+ |
| Processeur | Intel Celeron J4025 @ 2,00 GHz — 2 cœurs, pas d'HyperThreading |
| Mémoire | 5,8 Go (2 Go d'origine + extension) |
| Volume | btrfs, 5,3 To, 1,4 To libres (75 % occupé) |
| Binaire déposé | /volume1/homes/SAS_NEXTE/bin/caesiumclt — v1.4.0, build x86_64-unknown-linux-musl |
Le binaire musl est statique et sans aucune dépendance : il s'exécute nativement sur DSM sans rien installer, sans Docker, sans Entware.
3. Le stock réel de /volume1/photo
Mesuré en excluant les dossiers techniques. Total du dossier : 79 Go (du), dont 78,8 Go retrouvés fichier par fichier — les deux mesures concordent.
| Contenu | Fichiers | Poids | Traité par Caesium ? |
|---|---|---|---|
| JPEG | 16 422 | 37,59 Go | oui — la cible |
| MP4 + MOV | 413 | 21,11 Go | non |
| PNG | 624 | 2,95 Go | oui, en sans-perte |
| HEIC | 691 | 0,79 Go | non pris en charge |
| TIFF, PSD, divers | ~157 | 0,76 Go | TIFF oui, PSD non |
| Contenu réel | 18 307 | 63,20 Go | |
@eaDir — vignettes Synology |
94 791 | 15,36 Go | à ne jamais toucher |
Attention au recensement naïf : un find … -iname '*.jpg' sans exclure @eaDir compte 71 802 fichiers au lieu de 16 422, parce qu'il ramasse les vignettes générées par Synology. Un échantillon constitué ainsi fausse gravement la taille moyenne — c'est l'erreur commise en première approche ici.
La corbeille s'est vidée pendant l'étude, à 07:19 : /volume1/photo est passé de 91 Go à 79 Go. Cela explique deux écarts de mesure qui semblaient d'abord contradictoires.
4. Banc d'essai
Méthode : 300 JPEG prélevés dans tout l'arbre (un fichier sur 200, pour ne pas biaiser vers un dossier ou une époque), copiés dans un dossier de travail, compressés vers un autre. Aucun original n'a été modifié. Dossier de test supprimé après mesure.
caesiumclt -q 80 -e --keep-dates --min-savings 1% --threads 0 --json -o SORTIE ENTREE
| Échantillon | 299 fichiers exploitables, 201,4 Mo |
| Résultat | 81,6 Mo |
| Gain | -59,5 % (13 fichiers sans gain suffisant, originaux conservés) |
| Durée | 130 s sur 2 threads |
| Débit | 1,55 Mo/s |
À titre de comparaison, le même profil q80 sur le Ryzen 5 2600X du PC (12 threads) donne 11,4 Mo/s — soit un facteur 7,4, cohérent avec l'écart de cœurs et d'IPC.
5. Vérification des métadonnées
C'était la question décisive : compresser 16 000 photos de famille ne doit pas coûter une date ni une position.
EXIF, dates, dimensions — 6 photos tirées du stock
| avant | après | gain | bloc EXIF | DateTimeOriginal | dimensions | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| p1 | 305 586 o | 184 102 o | -40 % | identique | 2013:11:24 12:02:25 | 1606×1886 |
| p2 | — | — | — | gain insuffisant, original conservé | ||
| p3 | 1 129 457 o | 417 739 o | -64 % | identique | 2006:05:23 11:31:57 | 1944×2592 |
| p4 | 394 396 o | 347 306 o | -12 % | identique | 2008:01:01 00:02:15 | 1600×1200 |
| p5 | 1 953 775 o | 391 469 o | -80 % | identique | 2012:01:01 16:05:02 | 3264×2448 |
| p6 | 3 559 252 o | 1 283 096 o | -64 % | identique | 2012:06:17 14:43:37 | 3264×2448 |
Bloc EXIF identique à l'octet près, date de prise de vue inchangée, dimensions inchangées, date du fichier préservée par --keep-dates.
GPS — sur des photos qui en portent réellement
Les six photos ci-dessus, prises entre 2006 et 2013 par des appareils photo, ne contenaient aucune coordonnée. Un second test a donc cherché des fichiers réellement géolocalisés :
| Fichier | GPS avant | GPS après |
|---|---|---|
PhotoLab445379.jpg |
43.161944, 5.916944 | 43.161944, 5.916944 |
2013 Marseille/Gaetan.jpg |
43.3025, 5.364722 | 43.3025, 5.364722 |
2013 Marseille/20130915_122108_Tunnel du Vieux-Port.jpg |
43.294444, 5.365556 | 43.294444, 5.365556 |
2013 Marseille/20130915_114356_Tunnel du Vieux-Port.jpg |
43.294444, 5.365556 | 43.294444, 5.365556 |
Coordonnées préservées au chiffre près. Les positions correspondent bien au Vieux-Port de Marseille et à la région de La Ciotat.
⚠ Tout cela dépend de l'option
-e, qui n'est PAS le comportement par défaut de Caesium. Sans elle, l'EXIF entier est supprimé — dates et GPS avec. Ne jamais la retirer des options communes. Ne pas utiliser--strip-iccnon plus, qui l'annule pour les profils colorimétriques.
6. NAS ou PC à travers le VPN ?
Le tunnel WireGuard est en étoile : chaque octet entre le PC et le NAS fait PC → VPS OVH → NAS, deux sauts WAN, sans liaison directe. Débit mesuré en lecture : 4,01 Mo/s (32 Mbit/s).
| Sur le NAS | Depuis le PC via le tunnel | |
|---|---|---|
| Facteur limitant | CPU (1,55 Mo/s) | réseau (4 Mo/s, lecture et réécriture) |
| Durée pour 37,6 Go | ~6,7 h | ~3,7 h |
| Bande passante consommée | aucune | 53 Go à travers le VPS |
| PC allumé requis | non | oui, en continu |
| Lien de Toulon | intact | saturé pendant toute la durée |
Le PC est plus rapide en temps de mur, mais il monopolise le lien du site de Toulon pendant quatre heures et impose de laisser la machine allumée. Le NAS travaille la nuit, ne coûte rien et personne ne l'attend. C'est le bon choix pour le rattrapage du stock ; le PC resterait pertinent pour un lot ponctuel de quelques gigaoctets.
7. Points de vigilance
1. La sauvegarde — point bloquant. Le script sync_kdrive_complete.sh du NAS ne synchronise que /volume1/photo/2026 vers kDrive, et en rclone sync --delete-during, c'est-à-dire un miroir. Les 37,6 Go de JPEG couvrant 1967 à 2025 n'ont donc aucune copie hors du NAS par cette voie, et une compression sur place propagerait les versions compressées en écrasant le miroir pour 2026. Vérifier ce qui existe par ailleurs (Hyper Backup, ActiveBackupforBusiness) avant toute réécriture de masse.
2. La compression sur place est irréversible. Le profil q80 est un ré-encodage : on ne revient pas en arrière. Deux parades, à combiner : écrire d'abord dans une arborescence parallèle et ne basculer qu'après contrôle (37,6 Go de plus sur 1,4 To libres, c'est indolore), et commencer par un seul dossier pour juger la qualité à l'œil.
3. Ne jamais toucher aux @eaDir. 15,36 Go de vignettes et d'index Synology. Les compresser casserait Synology Photos, qui les régénérerait aussitôt.
4. --keep-dates protège l'indexation. En préservant la date de modification, on évite de déclencher une réindexation complète de Synology Photos sur 16 000 fichiers — ce qui occuperait le NAS bien plus longtemps que la compression elle-même.
5. HEIC et vidéos restent hors de portée. 691 HEIC et 21 Go de vidéos ne sont pas concernés. Pour les vidéos, le levier serait un ré-encodage H.265, un tout autre chantier, très au-delà des capacités d'un J4025.
8. Reste à faire
- Établir l'état réel des sauvegardes de
/volume1/photo— préalable à tout déploiement - Faire aboutir l'authentification par clé (
chmodsur~/.sshen root) pour cesser de passer le mot de passe - Adapter
compress_photos.py(page 284) au NAS : chemins, écriture en arborescence parallèle, exclusion de@eaDiret#recycle, journal dans/volume1/homes/SAS_NEXTE/logs/ - Le déclencher par le planificateur de tâches de DSM, la nuit, avec une limite de durée
- Décider du sort des 624 PNG (2,95 Go) : le sans-perte y rend environ -28 % sans aucune altération
9. Immich et la chronologie — la question decisive (2026-08-28)
Crainte soulevee par Julien : « Immich ne lit que la date de modification du fichier pour composer l'historique. Avec cette compression, tout mon historique photo va devenir illisible. »
Elle est fondee pour une partie du stock. Verifie sur la bibliotheque reelle (18 156 elements, Immich v2.7.5, /home/debian/photo monte en lecture seule sur /mnt/media/photo — bibliotheque externe) :
| Cas observe | fileModifiedAt |
Chronologie (localDateTime) |
Ce qui fait foi |
|---|---|---|---|
IMG_20260718_181515.jpg — avec DateTimeOriginal EXIF |
2026-07-21 22:01 | 2026-07-18 18:15 | l'EXIF, le mtime est ignore |
IMG_20260705.jpg, images WhatsApp — sans date EXIF |
2026-07-21 22:00 | 2026-07-21 22:00 | le mtime du fichier |
Autrement dit : quand la photo porte une vraie date de prise de vue, Immich s'en sert et se moque du fichier. Quand elle n'en a pas — images WhatsApp, captures d'ecran, scans — Immich se rabat sur la date de modification du fichier. Ces photos-la sont exactement celles que la crainte visait.
Ce qui a ete change en consequence
--keep-dates de Caesium preserve bien le mtime (verifie). Mais faire reposer l'historique photo d'une famille sur une option d'un outil tiers etait trop fragile. Le script ne dependant plus de cette option :
- il releve
st_mtime,st_atime,st_uid,st_gidet les permissions de l'original avant traitement ; - il les reimpose lui-meme sur le fichier produit (
os.utime,os.chown,os.chmod) ; - il relit ensuite le fichier et leve une exception si le mtime a bouge, ne serait-ce que d'une seconde.
Ce n'est plus une promesse mais une assertion verifiee fichier par fichier, aussi bien en remplacement sur place qu'en arborescence parallele.
Preuve
Dossier temoin /volume1/photo/1968-1994 - photos famille dont Noumea/1990, 26 photos, mode parallele :
26 fichiers compares, 0 ecart(s)
originaux inchanges (taille et date) : oui
VERDICT : aucune date ni aucun proprietaire alteres
⚠ La tache DSM doit imperativement tourner en ROOT
Le controle ci-dessus a immediatement servi. Lance en tant que SAS_NEXTE, le meme test signale 26 ecarts de proprietaire : les photos appartiennent a admin:users, l'appel os.chown echoue faute de privileges, et les fichiers produits basculent sur SAS_NEXTE. Sur 16 422 fichiers, cela casserait l'acces SMB et Synology Photos.
Relance en root (sudo), la meme verification donne 0 ecart.
A retenir : dans le planificateur de taches de DSM, choisir l'utilisateur root, jamais SAS_NEXTE.
Etat de la chronologie avant intervention
Sur 18 156 elements indexes, 2 seulement sont dates de l'an 4501 (4501-01-01) — des scans totalement depourvus de metadonnees, pour lesquels Immich n'a trouve aucune date exploitable. C'est preexistant, marginal, et sans rapport avec la compression.
Acces Immich depuis Claude
Il n'y a pas de MCP Immich dans cette session : mcp_immich.py fait partie des serveurs perdus avec le profil Windows eliob et jamais reecrits (voir la liste « reste a ecrire » dans CLAUDE.md). L'API REST suffit :
d = json.dumps({'email': 'bertrand.dadone@gmail.com', 'password': '...'}).encode()
r = urllib.request.Request('https://immich.juxjux.ovh/api/auth/login', data=d,
headers={'Content-Type': 'application/json'})
jeton = json.loads(urllib.request.urlopen(r).read())['accessToken']
Endpoints utiles : POST /api/search/metadata (avec withExif: true pour obtenir dateTimeOriginal), GET /api/timeline/buckets?size=MONTH (comptage par mois — le seul moyen fiable d'obtenir des totaux, total dans la recherche ne renvoyant que le compte de la page), GET /api/assets/statistics.
Les deux photos datees de l'an 4501 — corrigees le 2026-08-28
Symptome decrit par Julien : « j'ai beau reformater, cette date ridicule revient ».
Cause : les deux fichiers proviennent d'un scanner de film Nikon LS-5000 (SF-Nikon / LS-5000), dont le logiciel a inscrit 4501:01:01 comme date de prise de vue dans le fichier lui-meme. La bibliotheque etant externe, Immich relit le fichier a chaque analyse et ecrase toute correction faite dans l'interface. Corriger dans Immich ne pouvait pas tenir — il fallait traiter la source.
Le PNG cachait la date a deux endroits, ce qui explique qu'une correction partielle aurait echoue :
| Fichier | Emplacement de la date | Forme |
|---|---|---|
BOITE09_0061.jpg |
EXIF DateTimeOriginal (0x9003), position absolue 282 |
4501:01:01 00:00:00 en clair |
BOITE09_0068.png |
chunk zTXt « Raw profile type exif » |
EXIF compresse en zlib, hexadecimal — invisible a une recherche de chaine |
BOITE09_0068.png |
chunk iTXt XMP |
exif:DateTimeOriginal="4501-01-01T00:00:00+01:00" en clair |
Methode — script Jux-scripts/Photos-Caesium/corriger_date_exif.py, stdlib seule :
- JPEG : les chaines de date EXIF sont de longueur fixe (20 octets), donc
4501->1979est un remplacement de 4 octets sur place, sans rien restructurer. - PNG : le fichier est reconstruit chunk par chunk. Le
zTXtest decompresse, l'hexadecimal de la date remplace, puis recompresse — la longueur du chunk change, donc le CRC32 de chaque chunk est recalcule. LeiTXtXMP est corrige en clair, longueur inchangee. - Sauvegarde de chaque original avant ecriture, ecriture via un fichier temporaire, puis
os.replace. - Date, proprietaire et permissions du fichier preserves et verifies apres coup.
Corrige aux deux emplacements : sur le montage kDrive du VPS (/home/debian/photo, ce que lit Immich) et sur le NAS pour le JPEG (/volume1/photo/...), le PNG n'existant que cote kDrive. Sauvegardes dans /home/debian/backup_4501/ et /volume1/homes/SAS_NEXTE/backup_4501/.
Relecture par Immich : le mtime ayant ete volontairement preserve, l'analyse de bibliotheque ne detecte aucun changement. Il faut donc forcer la relecture :
POST /api/assets/jobs {"assetIds": [...], "name": "refresh-metadata"}
Resultat : les deux photos sont datees du 1er janvier 1979, et plus aucun element de la bibliotheque n'est date apres 2100.
10. Le script de production
Jux-scripts/Photos-Caesium/compress_photos_nas.py — stdlib seule, deploye sur le NAS dans /volume1/homes/SAS_NEXTE/scripts/.
python3 compress_photos_nas.py [--source CHEMIN] [--parallele CHEMIN]
[--profil q80|q90|sans-perte] [--minutes N]
[--simulation] [--reprendre]
Choix de conception :
- Appel de
caesiumcltsans-R, dossier par dossier. Verifie sur le NAS : sans-R, il ne descend pas dans les sous-dossiers. C'est ce qui garantit qu'aucun@eaDirn'est jamais touche, sans avoir besoin d'une option d'exclusion que Caesium ne propose pas. - Liste de fichiers explicite, limitee aux
.jpg/.jpeg. Passer un dossier ferait traiter aussi les PNG et TIFF avec un profil lossy, ce qui les degraderait. - Ecriture en dossier temporaire, puis validation, puis remplacement. Un fichier produit n'ecrase l'original que s'il existe, commence bien par
FF D8, et est plus petit. Jamais d'original ecrase par un fichier partiel. - Metadonnees reimposees et verifiees (section 9).
- Reprise : les dossiers traites sont memorises dans
~/.photos_caesium_etat.json,--reprendresaute ceux qui sont faits. - Budget de temps (
--minutes, 360 par defaut) : arret propre en fin de nuit, reprise le lendemain. - Journal dans
/volume1/homes/SAS_NEXTE/logs/photos_caesium_AAAAMMJJ.log.
Mesure sur les vieux scans familiaux (466 fichiers, 22 dossiers) : -28,6 % seulement, a 0,82 Mo/s. Bien loin des -59,5 % du tirage aleatoire — ces scans anciens sont de petits fichiers deja compresses, et le surcout par fichier domine. Le gain reel sera donc tres inegal selon les albums : fort sur les photos recentes de telephone, faible sur les numerisations anciennes.
PROCÉDURE RETENUE — reprise du stock photo en quatre étapes
Définie par Julien le 2026-08-28. Elle remplace la recommandation directe des sections 6 à 8 : on n'attaque plus le stock au fil de l'eau, on inventorie, on statue, on valide, puis on écrase.
Le principe
On ne compresse pas une photo qui n'en a pas besoin.
Règle opérationnelle : tout fichier de moins de 2 Mo est écarté. Aucun bénéfice à recompresser une numérisation ancienne de 700 Ko pour lui gagner 80 Ko, au prix de la réécriture d'un fichier irremplaçable.
Justification chiffrée du seuil
| Seuil | Fichiers à traiter | Poids couvert | Gain estimé | Durée |
|---|---|---|---|---|
| 1 Mo | 12 253 (74,6 %) | 95,6 % | 21,6 Go | 6,6 h |
| 2 Mo | 9 077 (55,3 %) | 82,4 % | 18,6 Go | 5,7 h |
| 3 Mo | 4 839 (29,5 %) | 55,4 % | 12,5 Go | 3,8 h |
À 2 Mo on écarte 45 % des fichiers pour seulement 18 % du poids. Descendre à 1 Mo ajouterait 3 Go de gain contre 3 176 fichiers supplémentaires ; monter à 3 Mo sacrifierait 6 Go pour n'économiser que deux heures. Le seuil de 2 Mo est le point d'équilibre.
Effet secondaire heureux, vérifié à l'inventaire : les albums de numérisations anciennes sortent d'eux-mêmes du périmètre. 1967 à 2000 - photos famille Bertrand (536 images, 2,62 Go) et 2005 - naissance Elio (869 images) ont zéro fichier à traiter. La règle protège le patrimoine le plus fragile sans qu'on ait eu à le désigner.
Étape 1 — Inventaire (FAIT le 2026-08-28)
Script : Jux-scripts/Photos-Caesium/inventaire_photos_nas.py, stdlib seule, ne modifie aucun fichier.
python3 /volume1/homes/SAS_NEXTE/scripts/inventaire_photos_nas.py [--seuil-mo 2]
Durée réelle : 6 minutes pour 17 835 images. Sorties dans /volume1/homes/SAS_NEXTE/inventaire/, accessibles en SMB sous \\10.0.0.2\home\inventaire\ :
| Fichier | Usage |
|---|---|
photos.csv |
tableur, ou import Metabase |
photos.sqlite |
interrogation SQL |
videos.csv |
les 417 vidéos, mises de côté |
resume.txt |
synthèse chiffrée |
Colonnes de la table photos
album, chemin, nom, format, octets, mo, date_prise_vue, origine_date, date_modif, largeur, hauteur, appareil, gps_lat, gps_lon, a_traiter, motif_ecart, empreinte, doublon_de, quasi_doublon.
origine_date est la colonne ajoutée à la suite de l'analyse Immich (section 9) : elle vaut exif quand la photo porte un DateTimeOriginal, et mtime quand Immich doit se rabattre sur la date du fichier. Ces dernières sont les seules dont la place dans la chronologie dépend de la préservation du mtime. 2 123 photos, soit 11,9 % du stock, sont dans ce cas.
Détection des doublons
Deux mécanismes, tous deux en stdlib :
- Doublons exacts : SHA-256 intégral, mais calculé uniquement entre fichiers de taille identique. Sur 17 835 images, seuls 2 360 candidats ont eu besoin d'être lus — ce qui évite de hacher 41 Go.
- Quasi-doublons : même
DateTimeOriginalet mêmes dimensions. Attrape la même prise de vue enregistrée deux fois sous des noms différents.
Résultat de l'inventaire
| Nombre | Poids | |
|---|---|---|
| Images recensées | 17 835 | 41,67 Go |
| À retraiter (≥ 2 Mo) | 9 077 | 30,98 Go |
| Écartées | 8 758 | 10,69 Go |
| Vidéos (chantier ultérieur) | 417 | 21,22 Go |
| Doublons exacts | 1 334 | 1,93 Go récupérables sans rien compresser |
| Quasi-doublons | 1 278 | — |
| Photos géolocalisées | 7 129 (40,0 %) | — |
Date issue du mtime |
2 123 (11,9 %) | — |
Les 1 334 doublons exacts sont un gain gratuit : 1,93 Go libérables par simple suppression, sans toucher à un seul pixel. À traiter en premier, c'est sans risque et instantané.
Étape 2 — Statuer sur la base
Julien et Cécile examinent l'inventaire et arrêtent la liste définitive. La colonne a_traiter porte la proposition automatique issue du seuil ; elle se corrige à la main.
Requêtes utiles sur photos.sqlite :
-- ce qui sera traité, par album
SELECT album, count(*) AS n, round(sum(mo)/1024, 2) AS go
FROM photos WHERE a_traiter = 1 GROUP BY album ORDER BY go DESC;
-- les doublons exacts, à supprimer avant toute compression
SELECT chemin, doublon_de, mo FROM photos WHERE doublon_de <> '' ORDER BY mo DESC;
-- les photos dont la chronologie Immich dépend du mtime
SELECT album, count(*) FROM photos WHERE origine_date = 'mtime' GROUP BY album;
-- exclure un album entier du traitement
UPDATE photos SET a_traiter = 0, motif_ecart = 'exclu manuellement' WHERE album = '...';
Étape 3 — Traitement dans un dossier de validation
Destination retenue : /volume1/homes/SAS_NEXTE/Photos/photos_reprise.
C'est l'espace photo personnel de SAS_NEXTE, indexé nativement par Synology Photos : la validation se fait donc dans l'application, en plein écran, et non en parcourant un partage SMB. C'est ce qui a fait écarter le dossier /volume1/julien16021972 envisagé d'abord — lequel n'existait pas et aurait demandé la création d'un dossier partagé.
Les originaux ne sont pas touchés à cette étape. Le traitement s'appuie sur compress_photos_nas.py en mode --parallele, qui reproduit l'arborescence des albums et préserve date, propriétaire et permissions (vérifié, section 9).
Points de vigilance :
- Synology Photos va indexer les 9 077 fichiers déposés et générer leurs vignettes : comptez du temps machine et quelques gigaoctets de
@eaDirsupplémentaires, restitués dès que le dossier de validation sera vidé. - Hyper Backup sauvegardera aussi ce dossier la nuit suivante. Gonflement temporaire de l'espace kDrive, résorbé après l'étape 4.
- Aucune interférence avec Immich, qui lit
/home/debian/photosur le VPS (le miroir kDrive de/volume1/photo) et ignore les dossiers personnels.
Étape 4 — Écrasement et mise à jour de la base
Julien et Cécile parcourent photos_reprise dans Synology Photos et suppriment les photos dont la qualité ne convient pas. Ce qui reste vaut validation.
Le refus est donc une suppression, et il ne demande aucune autre action. C'est ce qui rend la procédure sûre : une photo absente du dossier de validation au moment du rebasculement voit simplement son original conservé tel quel. L'inaction est le comportement par défaut, et c'est toujours le comportement sûr.
- Chaque fichier subsistant dans
photos_repriseécrase son original dans/volume1/photo, métadonnées préservées. - Les photos supprimées du dossier de validation laissent leur original intact.
- La base est mise à jour : statut, nouvelle taille, date de traitement, gain obtenu.
- Le lot traité est retiré du dossier de validation.
⚠ Toute l'étape 4 doit tourner en ROOT. Les photos appartiennent à
admin:users; exécutée sousSAS_NEXTE, l'opération les réattribuerait toutes et casserait l'accès SMB et Synology Photos. Vérifié en conditions réelles (section 9).
Travail par lots
Les 9 077 photos ne sont pas traitées d'un bloc. On avance par lots — un album ou une année à la fois (2006, 2007, 2012 - Eté…) — pour trois raisons :
- une bascule de 31 Go d'un coup serait lourde à valider et lourde à sauvegarder ;
- Synology Photos n'a à indexer que quelques centaines de fichiers à la fois ;
- une erreur de jugement sur un lot ne coûte qu'un lot.
Cadence naturelle : déposer un lot, le laisser à la validation, basculer, passer au suivant. Rien n'oblige à enchaîner — la procédure est faite pour s'interrompre.
Ce que le suivi par lots impose à la base
Travailler progressivement veut dire que la base doit savoir où en est chaque photo, sinon on perd le fil entre deux sessions. Colonnes de suivi à tenir dans photos.sqlite :
| Colonne | Valeurs | Rôle |
|---|---|---|
statut |
a_traiter, en_validation, valide, refuse, bascule, ecarte |
où en est la photo |
lot |
nom du lot (2012 - Eté…) |
regroupement de travail |
octets_apres |
entier | taille obtenue après compression |
date_traitement |
horodatage | quand la bascule a eu lieu |
Le passage en_validation → valide ou refuse se déduit automatiquement : est validée toute photo encore présente dans photos_reprise au moment de la bascule, est refusée toute photo absente. Aucune saisie manuelle n'est nécessaire — le tri se fait dans Synology Photos, la base le constate.
C'est aussi ce qui rend l'ensemble reprenable : on peut relire à tout moment quels lots sont basculés, lesquels attendent, et quel gain cumulé a été obtenu.
Ce que la procédure apporte, par rapport à une compression au fil de l'eau
- Auditable : chaque décision est tracée dans une base interrogeable, pas dispersée dans un journal.
- Discutable à deux : Cécile valide sur les photos elles-mêmes, pas sur une promesse de taux de compression.
- Réversible sans recourir aux sauvegardes : tant que l'étape 4 n'a pas tourné, aucun original n'a bougé.
- Elle a déjà rapporté un gain imprévu : 1 334 doublons exacts, 1,93 Go, que personne ne cherchait.
Voir aussi
- Page 284 — la procédure Photos-Caesium sur le PC, dont celle-ci reprend le moteur et les réglages
- Page 245 — le tunnel WireGuard qui donne accès au NAS
- Page 238 — le NAS SASNEXTE et sa synchronisation vers kDrive